En entrant dans l’espace d’exposition : le noir. Opaque. Clos. Puis, une lueur qui devient point, faisceau, parcourant "au pas" l’une des salles, puis une autre, avant de repartir en sens inverse et de bifurquer un peu plus loin, ne se fixant guère (somewhere in the crowd there's you, installation, 2011). Un faisceau lumineux, comme une ombre quasi involontaire se joignant à celle du public plongé dans la même obscurité. Une ombre incandescente qui, en s’effaçant, résiste délicatement. Au même étage, deux verres se tiennent par le bec, s’effleurent, se disent que le jeu n’en vaut peut-être pas la chandelle, se ravisent (nothing ever happened, vidéo, 2014). En bas, au rez-de-chaussée, face à l’entrée, dans la pénombre, de vrais-faux nuages flottent, glissent (illusions sur cour, video, 2010). Même tension, même résistance ténue à l’effacement dans ces œuvres de Charlotte Seidel (1981, Hambourg). - Antonio Contador

Charlotte Seidel at Fondation Calouste Gulbenkian (Paris) within the context of La Nuit Blanche.

Photos courtesy of the artist.